Dominique Sirois vit et travaille à Montréal (Canada), elle détient une maitrise en arts visuels de L’Université du Québec à Montréal (2010) et y poursuit un doctorat. Son travail d’installation se compose de céramiques, de sculptures, d’assemblages, de dessins et d’impressions sur différents supports. Ce foisonnement d’œuvres est porté par des dispositifs scénographiques qui se découvrent dans un parcours. Le travail de Sirois lie la dimension d’un savoir-faire tout en ayant un ancrage conceptuel. Elle déploie avec ses projets des espaces à la fois mentaux et sensuels usant d’objets, matières et formes liés à des référents économiques, esthétiques, archéologiques, technologiques et minéralogiques. Les thèmes économiques sont plus particulièrement centraux dans ses projets récents qu’elle aborde en relation au principe du désir. Des représentations fragmentées et hybrides du corps en sont la manifestation, non loin de l’art funéraire des gisants et des transis. C’est aussi avec les technologies qu’elle travaille l’économie sous l’aspect des matières premières. Un travail de moulage d’appareils technologiques dans le médium de la céramique est l’une des formes qu’a prises cette démarche. L’esthétique de la mise en ruine a été une autre façon de réfléchir à l’aspect éphémère d’objets de désir et de l’obsolescence non loin des vanités. L’altération, voire la destruction d’objets et d’images est donc un motif récurrent dans son corpus.

Le travail de Sirois a été diffusé dans plusieurs galeries au Canada dont au centre Clark, à l’Œil de Poisson et à Latitude 53, également lors d’expositions de groupe à la galerie Division et à la Parisian Laundry. Elle a fait plusieurs résidences hors du Québec dont au C.C.A de Glasgow, au Couvent des Récollets (Paris), à Hangar (Barcelone) et au Banff Center (Canada). Lors d’expositions de groupe ou de collaborations, elle a exposé à Le Commun de Genève, au MOCA de Taipei, au Unicorn Center for Arts à Beijing, à l’IMAL à Bruxelles et à Diagonale, Montréal.