Le travail de Dominique Sirois prend la forme d’installations multidisciplinaires. Cette pratique se matérialise avec des dispositifs d’exposition dans lesquels sont présentées des céramiques et des impressions d’images. Entre une production artisanale et conceptuelle, Sirois déploie avec ses installations des espaces narratifs usant de référents économiques, archéologiques, mythologiques, technologiques et minéralogiques. Entre 2014 et 2018, elle a réalisé une série de projets portant sur l’économie capitaliste qu’elle a abordée avec la dimension du désir en ciblant l’univers de la finance. Des représentations fragmentées et hybrides du corps en sont l’une des manifestations. C’est aussi avec les technologies qu’elle réfléchit à l’économie sous l’aspect des matières premières. Les technologies qu’on croit dématérialisées utilisent pourtant énormément de minéraux. Un travail de moulage d’appareils en céramique est l’une des formes qu’a prises cette réflexion. En mettant en relation les éléments chimiques employés dans l’industrie à ceux présents dans les oxydes de céramique, Sirois inclut des questionnements géopolitiques et écologiques à sa démarche actuelle. Plus récemment, c’est le corps féminin qui retient l’attention de l’artiste et qu’elle travaille en relation au mythe de Danaé. Ce mythe constitue un moteur pour des réflexions multidimensionnelles sur l’énergie (économique, sexuelle et solaire) donnant lieu à différentes matérialisations.

Les projets artistiques de l’artiste ont été diffusés dans plusieurs centres d’artistes au Canada dont Clark, Axe Néo 7 et Latitude 53. Elle a également exposé dans des galeries privées telles que Laroche-Joncas, Blouin-Division et Bradley-Ertaskiran. Elle a fait plusieurs résidences hors du Québec dont à Glasgow, Paris, Barcelone et Banff. Lors d’expositions de groupe ou de collaborations, Sirois a présenté son travail au Musée Ludwig de Budapest, Au Commun à Genève, au MOCA de Taipei, au Unicorn Center for Arts à Beijing, à l’IMAL de Bruxelles et à Diagonale, Montréal. Son travail a fait l’objet d’un appui continuel du Conseil des arts du Canada, Conseil des arts et des lettres du Québec et du Fonds Québécois de Recherche sur la Société et la Culture.